Interview : Craig Bell (Rocket From The Tombs, Saucers, Future Plan, Mirrors, X_____X, The Down-Fi)

Formé à Cleveland à l’été 1974, Rocket From The Tombs n’a pas existé plus d’un an, n’a jamais sorti de disque, a joué une petite douzaine de concerts et n’a pas été entendu ou vu par plus d’une centaine de personnes. (extrait de la page consacré au groupe sur le site Ubuprojex). Pourtant ce groupe a marqué les esprits, longtemps après sa formation avec de grands noms comme David Thomas (Chant), Peter Laughner (Guitare), Gene O’Connor alias Cheetah Chrome (Guitare), ou Craig Bell (Basse). Chaque membre a fait son petit bout de chemin depuis la fin de RFFT, que ce soit dans Pere Ubu, les Dead Boys ou encore Saucers. Peter Laughner est lui décédé d’une pancréatite aiguë en 1977 à l’âge de 24 ans, mais a laissé une œuvre importante. Il est célébré aujourd’hui par un sublime coffret. J’ai eu l’honneur d’interviewer Craig Bell, le bassiste de RFFT, et nous avons évoqué entre autres sa musique et son amitié avec Peter Laughner.

 Thee Savage Beat : D’où t’es venu la passion pour la musique?

Craig Bell : Quand j’étais jeune, une de mes passions c’était la radio. Je tenais un journal des stations que je trouvais, avec leurs noms et leurs fréquences, ainsi que l’endroit d’où elles émettaient. Comme j’habitais dans l’Ohio, j’avais à ma disposition des centaines de stations, près de moi, mais aussi sur la côte est des USA et au Canada. J’écoutais certaines radios aussi loin que la Nouvelle Orleans, El Paso, et Denver. Ces radios avaient une programmation variée, c’est ainsi que j’étais exposé à toutes sortes de musique. J’ai fait ça à partir de la fin des années 50, et ça a continué durant le début des années 60, quand le rock and roll a envahi les ondes. Pour moi, et pour des millions de gamins de la région des Grands Lacs aux USA, la radio la plus influente c’était CKLW, une station canadienne de Windsor, dans l’Ontario, qui se situait juste au-delà de la rivière, de l’autre côté de la ville américaine de Detroit, Michigan. Elle diffusait un programme fantastique, mélange des derniers hits venus d’Angleterre avant leur sortie américaine, d’une bonne dose de Motown, et des tubes nationaux et régionaux du moment. C’était un terrain propice pour un jeune qui voulait faire partie de la scène musicale.

Je me souviens d’un tournant durant l’été 1964, quand, avec mon ami Dave, on a passé tout un samedi après-midi au cinéma à regarder plein de fois “Ferry Across The Mersey” (NA : avec en vedette Gerry et les Pacemakers) et ensuite, alors qu’on marchait sur le chemin du retour, on s’est dit qu’on ferait partie d’un groupe de rock and roll.

 Comment as-tu commencé la guitare ?

 J’ai appris, enfin, j’ai essayé d’apprendre, à jouer du trombone et de la clarinette en primaire, mais ça ne m’intéressait pas, et de toute façon j’étais pas très bon. Je voulais jouer de la guitare mais il a fallu que je quitte la maison après le lycée pour en posséder une, quand j’ai rejoint mon premier groupe. Quand j’ai rejoint Mirrors en 1971, je savais pas trop jouer de la guitare, juste quelques accords. Jamie m’a donné une guitare basse, m’a montré comment l’accorder, et me dit de me débrouiller pour le reste. Ce que je fis.

 Là tu intègres « Rocket From The Tombs »…

A l’automne 1974, Peter Laughner m’a demandé si j’étais intéressé pour rejoindre un groupe qu’il montait avec David Thomas (alias Crocus Behemoth, à l’époque) sur les ruines d’un groupe précèdent. J’étais toujours membre de Mirrors, mais le groupe était en mode pause à l’époque, et j’ai accepté l’offre de Peter. La réputation de Peter n’était plus à faire, il était reconnu comme un grand musicien. Ces dernières années il apparaissait régulièrement dans les concerts l’après-midi sur les radios FM locales. Il avait fait du lobbying auprès de la direction de la station radio locale pour qu’ils passent plus de groupes locaux. Ils répondirent qu’il suffisait qu’on ait un enregistrement, et ils le passeraient. Le 18 Février 1975, alors que notre guitariste Cheetah Chrome (Gene O’Connor) fêtait ses 20 ans, quatre jours avant mes 23 ans, nous nous préparions à enregistrer dans notre local de répétition, un loft dans le centre de Cleveland. Nous avions une table de mixage, quelques micros et un enregistreur à bobines emprunté à un ami. J’étais chargé de veiller au bon déroulement de l’enregistrement. Je bougeais les amplis aussi loin que l’espace nous le permettait. Tout était arrangé pour que les Vu-mètres (modulomètres) aillent rarement dans le rouge et c’était parti. On a enregistré un court set de chansons qui furent rapidement diffusées sur les ondes de WMMS un dimanche soir, comme ils l’avaient promis. Peter et moi étions à la station de radio ce soir-là avec l’enregistrement. Je me souviens qu’à la fin de l’émission, l’animateur avait déclaré aux auditeurs qu’eux aussi pouvaient le faire. Je crois que ce soir-là il a été le premier à exprimer la théorie DIY (Do It Yourself) du punk.

Vous étiez de grands amis avec Peter Laughner. Comment l’as-tu rencontré ?

Je connaissais Peter pour l’avoir vu à un de nos concerts de The Mirrors, il était un grand fan. C’était un musicien et écrivain talentueux. Je l’ai connu alors qu’il était au lycée dans une ville voisine. Il avait un groupe avec un de mes camarades. J’ai déménagé dans l’appartement de Peter et Charlotte sa compagne alors que j’étais dans RFTT et je suis resté ami avec eux après la séparation du groupe. Avant de quitter Cleveland pour New Haven dans le Connecticut, Peter et moi avons fait une dernière session d’enregistrement ensemble au magasin de disques Drome à Cleveland Heights.

Une de ces chansons, une version de «Life Stinks», est apparue sur le disque posthume de Peter intitulé « Take The Guitar Player For A Ride ». Peter était un ami, un mentor et une personne qui m’a profondément impressionné et qui m’a incité à continuer à faire de la musique pendant de nombreuses années après son décès. Il me manque, mais il est toujours là.

Il y a d’ailleurs ce superbe coffret qui lui rend hommage…

Nous avons récemment reçu notre copie du Box-set de Peter Laughner et je viens juste de terminer une première écoute. Je suis ravi du travail merveilleux de tous ceux qui ont participé à la création de cet hommage affectueux à Peter et à son art. Les enregistrements et le livre sont fantastiques et c’est une telle joie à expérimenter ! C’est tellement bon d’entendre la voix de Peter. Merci beaucoup à Frank Mauceri de Smog Veil Records et à son personnel pour une si belle création.

Selon toi, dans quel catégorie se place Rocket From The Tombs dans la musique américaine ? Lester Bangs l’a décrit comme « un groupe rock de légende underground »…

J’ai rencontré Lester Bangs et j’ai passé du temps avec lui pendant que j’étais dans Rock From The Tombs. J’étais fan de ses écrits depuis des années avant de le rencontrer dans les bureaux de Creem dans le Michigan. Lester et Peter étaient des amis et admirateurs réciproques pendant un moment à cette époque-là et nous avons ramené au Michigan l’enregistrement que nous avions fait en Février pour lui faire écouter. Il était très enthousiasmé par la bande et nous a aidés à la présenter à plusieurs personnes de grosses maisons de disques. Ils étaient moins convaincus. Cela nous a refroidis et nous avons commencé à nous interroger, personnellement et entre nous. Bien sûr, cela a conduit à la fin de RFTT en 1975. Je préfère de loin la description du groupe par Lester par rapport à des termes comme «Proto-Punk». Nous n’avons jamais essayé de donner un nom à ce que nous faisions, nous l’avons simplement fait.

L’enregistrement de 1975 : « The Day the Earth Met The Rocket From the Tombs » est un formidable témoignage de la férocité de RFFT en Live…

On a vécu de multiples expériences scéniques aux alentours de Cleveland. On a ainsi fait la première partie de nombreux groupes comme Iron Butterfly et Left End, et on a aussi été en tête d’affiche. Le point culminant de ces concerts, ça a été les deux soirs en juillet avec le groupe Television de New York. Le groupe a implosé rapidement peu de temps après cela, à la fin de l’année. Nous avions tous évolué dans des projets musicaux différents. Nous étions jeunes et n’avions pas eu beaucoup de conseils. Je suis heureux de pouvoir dire que nous sommes restés amis et collaborateurs au cours des années suivantes.

Les enregistrements de ces concerts, ainsi que d’autres de 1975, sont devenus la base d’un pirate (et en 1990, l’album Life Stinks). Ça a permis de faire vivre le nom Rocket From The Tombs, et on a pu se reformer en 2003 après la sortie de notre premier album officiel, « The Day The Earth Met Rocket From The Tombs » en 2002, 27 ans après notre dernière représentation. Nous avons reçu beaucoup d’éloges et d’excellentes critiques pour The Day The Earth Met Rocket From The Tombs. J’en suis reconnaissant et honoré.

En 1975, tu quittes Rocket From the Tombs…

Après la fin de la RFTT, je suis resté à Cleveland pendant un an me demandant quelle sera la suite. David m’a demandé de rejoindre son prochain projet, Pere Ubu, et j’ai aussi brièvement répété avec Stiv, Cheetah et Blitz dans leur nouveau groupe, Frankenstein, ainsi qu’avec un autre ami, Kevin McMahon, qui montait Lucky Pierre à ce moment-là. Je me suis dit alors que je devais faire mon propre truc et que j’avais besoin d’un travail parce que j’étais fauché. J’ai résolu ces deux problèmes en m’installant à New Haven, dans l’état du Connecticut, à l’automne 1976, pour occuper un emploi dans les chemins de fer. En quelques mois, j’avais commencé à rencontrer des personnes qui partageaient les mêmes idées et à préparer ce qui allait devenir Saucers en 1978.

Ensuite tu as joué dans de multiples formations, lesquelles t’ont le plus marqué ? Et pour toi quelle est ta plus belle chanson ? Pour moi un de tes meilleurs titres est « Tears in her yes » de Down-fi.

Au cours de mes années passées dans le Connecticut (entre 1976 et 1989), j’ai joué dans différentes formations : Les Saucers, The Plan, The Bell System et The Rhythm Methodists. Et depuis, à Indianapolis, j’ai joué avec The Down-fi, Deezen, et j’ai fait des concerts également sous le nom de Craig Bell en jouant dans des groupes légendaires tels que The Gizmos et Simply Saucer au Canada. Je suis entouré de tant de musiciens talentueux et d’amis qui ont fait de ce voyage une belle aventure. Me demander quelle chanson est ma préférée, c’est comme demander à quelqu’un quel est votre enfant préféré. C’est une question ardue ! J’aime jouer toutes les chansons que j’ai écrites ou interprétées avec toutes les personnes avec qui j’ai travaillé. Chaque chanson est associée à un tiroir dans ma mémoire et chaque fois que je joue ou que j’entends une de ces chansons, ou alors simplement que j’y pense, cela m’ouvre sur autant de souvenirs. Je suis content que tu aimes «Tear in her eyes»; Je l’ai écrite quand j’étais dans The Bell System et je l’ai enregistrée pour le premier CD de Down-fi. Je ne l’avais pas jouée depuis quelques années, mais je l’ai récemment ajoutée sur la set-list des concerts de The Rhythm Methodists.

Il faudra attendre 2003 pour la reformation de RFFT…

Début 2003, David Thomas, les membres survivants de Rocket From The Tombs, Cheetah Chrome et moi-même nous nous sommes réunis, ainsi que Richard Lloyd et Steve Mehlman, pour ce qui était supposé être un concert unique à Los Angeles, en Californie. La réunion faisait partie d’un week-end beaucoup plus vaste de performances mis en place par David dans l’une de ses productions Disastrodrome.

Après le concert, tous les membres du groupe ont convenu que nous devrions enchaîner sur une courte tournée. Nous avons donné quelques concerts dans le Midwest et dans l’Est, avec deux nuits à New York. Tous les concerts étaient complets et nous avons réalisé que notre groupe était cool. Nous avons donc décidé de poursuivre notre tournée plus tard la même année. À ce moment-là, nous avons également décidé d’aller à New York pour enregistrer dans l’espace Richard à Manhattan. C’est là que nous avons créé l’album Rocket Redux, qu’on a joué lors de la tournée de 28 dates aux USA et au Canada, à la fin de 2003.

RFTT a continué à donner des concerts au cours des années suivantes, principalement aux États-Unis. Il y a eu un voyage à Kassel, en Allemagne, pour un festival en 2006 et d’autres dates européennes et britanniques en 2012 et 2014.

D’ailleurs vous passez en 2012 par la France, un bon souvenir ?

J’espère avoir l’occasion de revenir en France avec ou sans RFTT, le plus vite possible. La tournée de 2012 a été une aventure étrange et passionnante dès le début. J’avais vu David aux États-Unis environ un mois avant le début de la tournée lorsque nous nous sommes réunis à Cleveland pour répéter. Je ne savais pas qu’il était malade à ce moment-là et quand je suis arrivé à Newark pour retrouver le reste du groupe et me rendre à Berlin, Steve m’a dit que David avait été hospitalisé et que personne ne savait ce qui allait arriver. . Nous avons tous décidé de prendre l’avion et d’attendre de voir ce qui se passerait les jours suivants. Finalement on est resté dix jours dans une auberge de jeunesse dans le secteur de Berlin-Est où je partageais un dortoir avec Steve, Gary, et Buddy. On traversait le pont de chemin de fer jusqu’au local de répétition où nous nous rendions tous les deux jours. On attendait des nouvelles sur l’état de santé de David. Nous avions très peu d’argent, mais le promoteur de la tournée nous fournissait un logement et un local de répétition. Nous avons fait un saut de Berlin à Bruxelles pour se procurer les t-shirts et autres marchandises qui devaient être achetés en vue du premier concert. Ce concert, ainsi que d’autres au début de la tournée, a dû être annulé. Le point culminant de ce voyage a été notre tentative timide de chopper de l’herbe à Einhoven. Au moins, le gamin nous a laissé un carton. Puis, on nous a dit que David était assez bien pour continuer la tournée. Nous l’avons récupéré et nous sommes allés à notre premier concert à Paris. J’ai pas vu grand-chose de Paris, ça s’est limité à la vue de la fenêtre du van. Le festival à Lyon était fantastique! Je me suis promené de cour en cour pour voir les différentes choses qui se passaient, puis je suis sorti et j’ai très bien mangé dans le quartier. Après le concert, le promoteur a emmené tous les groupes dans un restaurant et nous avons passé la nuit à déguster des plats fantastiques, à boire des coups et à faire la fête. Quelques bagarres ont éclaté entre certains fans de hip-hop et d’électro, mais à part ça, nous avons dignement célébré le lever du soleil. 

 Peux-tu nous parler des groupes de la scène de Cleveland qui regorge de talents…

Quand j’ai quitté Cleveland en 1976, il n’y avait pas vraiment de scène musicale. Jusque-là, ma perception de la scène underground de Cleveland se composait de Mirrors, Styrenes, Electric Eels, de tout ce que Peter avait eu comme groupe, et de groupes d’Akron comme Tin Huey et Numbers Band. Peu de temps après, beaucoup de grands groupes de Cleveland sont apparus et je ne les connaissais que de loin. Je connaissais The Pagans et Lucky Pierre et collectionnais leurs singles. Jim Jones, qui me tenait au courant des sorties, m’avait envoyé un album de son groupe, The Easter Monkeys, qui reste mon favori. J’avais entendu parler de Death of Samantha mais n’avais entendu les chansons que plus tard, alors que j’étais dans le groupe actuel de Jon Petkovich (guitariste de Death of Samantha), Cobra Verde.

Plusieurs groupes vous rendent régulièrement hommage, quels sont les plus marquants ?

Nous avons débuté notre deuxième tournée américaine à San Diego et le chanteur principal de Rocket From The Crypt était au concert. Il espérait que nous ne serions pas fâchés contre eux. Il pensait que jamais on ne se rencontrerait ! J’ai toujours aimé entendre les autres reprendre l’une de mes chansons. Nous étions chez un ami un jour dans les années 1980 quand la reprise de « Final Solution » par Peter Murphy déboula sur MTV. Ce fût un choc ! Sinon, ce n’est pas une reprise, mais c’était vraiment plaisant d’avoir la version RFTT de «Final Solution» dans le film “My Friend Dahmer”. Jamais je n’aurais imaginé être au générique d’un film!

Quels sont tes nouveaux projets avec ton nouveau groupe Simply Saucer ? Vous partez en tournée je crois.

Je vais rejoindre mes amis de Simply Saucer en septembre pour deux semaines de concerts aux États-Unis. C’est un légendaire groupe de musique underground canadien (proto-punk) dirigé par Edgar Breau. Edgar et moi on se connaît depuis les années 1970, lorsque nous étions membres du fan club de Syd Barrett. On s’est perdus de vue pendant des années, jusqu’en 2011, lorsque RFTT a joué à Hamilton, en Ontario. Il y a eu comme un regain d’intérêt pour Simply Saucer, un peu comme RFTT. Le groupe a commencé à faire plus de concerts aux États-Unis. Edgar m’a demandé de travailler avec eux sur ces concerts et ce sera notre troisième tournée ensemble. Au cours des deux dernières années, j’ai tourné en tant que Craig Bell. Là, je suis en tournée et j’enregistre actuellement un nouvel album. Depuis 2014, je suis également membre de X_____X (x-blank-x), un autre groupe de Cleveland formé en 1979 par John Morton de Electric Eels et Andrew Klimek, frère cadet de Jamie Klimek, qui m’a engagé pour mon premier groupe, Mirrors en 1971. En 2014, un label finlandais a publié un album d’enregistrements de X_____X et John et Andrew m’ont demandé de les rejoindre pour promouvoir le disque lors de quelques concerts. Une fois encore, quelques concerts se sont transformés en plusieurs tournées. Ainsi en témoigne notre album de 2015, “X THE JAZZ DESTROYERS X present Albert Ayler’s Ghosts live at The Yellow Ghettoon” (sur Smog Veil Records), ainsi que notre prochain album, “X The Monster That Ate Cleveland X,” qui sortira en 2020. (Si des promoteurs européens lisent cela, NOUS VOULONS AMENER X_____X EN EUROPE !!!)…

Que conseillerais-tu à un musicien qui débute de nos jours et qui jouerait ton style de musique ?

Peu importe le genre de musique, d’art ou tout ce que vous voulez faire. Tant que le feu brûle à l’intérieur, n’abandonnez jamais.

Interview : Frédéric Quennec / Traduction : Nicolas Quennec

http://craigbell.bandcamp.com/

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Publié par theesavagebeat

Ce blog propose des articles, principalement des interviews, sur des artistes ou groupes rock, punk rock et rock garage. Il est basé à Nantes (France). Le nom Thee Savage Beat est un hommage au groupe nantais Thee Death Troy ainsi qu’au titre des Dictators « The Savage Beat ». Ce blog est tenu par Frédéric Quennec et Nicolas Quennec.

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