Chronique disque: Jeffrey Novak « Blood Celebration »

Jeffrey Novak sort un album génial et ambitieux !

Ses inspirations gravitent autour de Skip Spence et Hot Tuna entre autres. Il a trouvé la lumière en écrivant un livre sur son mentor Jay Reatard, a fait une pause salvatrice après le Covid et s’est retrouvé avec une énergie créatrice revigorée. Sa couleur musicale est un mélange de styles aussi variés que le folk, le rock psychédélique, la country, le blues.

Il a joué par le passé dans le groupe Cheap Time. Le gars s’est assagi mais n’en a pas perdu une miette de son talent, on peut dire même qu’il a créé un album d’une beauté divine. Son album enregistré à Nashville est semi-acoustique avec quelques guitares électriques.

Sur le premier titre “Lucyville”, il lorgne du côté de Bob Dylan période 65, avec une petite dose de Beck version acoustique. Le morceau “Chinese Elephant Ruck” est fortement épris de l’esprit des Byrds. Tout est d’une beauté démentielle là dedans ! Le reste est incroyable. L’album est dédié à David Wood et King Louie des Missing Monument.

L’album est un must qui sonne un peu par moment comme un disque du Love d’Arthur Lee voire de Syd Barrett, d’ailleurs il pose assis dans l’intérieur de la pochette à la manière de celle de The Madcap Laughs (premier album et chef d’oeuvre de Syd Barrett). Cet album qui vient de paraître est promis à un bel avenir si les gens sont curieux. Je lui souhaite le même succès que ses brillants aînés. Je n’ai jamais entendu une nouveauté aussi belle, elle sonne comme un ovni tout droit sorti des sixties… Eh oui, ça existe encore !

Chronique: Frédéric Quennec

A écouter ici:

https://jeffreynovak.bandcamp.com/album/blood-celebration-2024

Publié par theesavagebeat

Ce blog propose des articles, principalement des interviews, sur des artistes ou groupes rock, punk rock et rock garage. Il est basé à Nantes (France). Le nom Thee Savage Beat est un hommage au groupe nantais Thee Death Troy ainsi qu’au titre des Dictators « The Savage Beat ». Ce blog est tenu par Frédéric Quennec et Nicolas Quennec.

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