

Leur slogan se veut salvateur: « If you are falling, open your ears to The Parachute » !
Le groupe nantais The Parachute comprend en son sein Sacha, le chanteur guitariste, Félix aux chœurs, clavier et guitares, à la basse Dorian et Nolan à la batterie (aussi connu sous son pseudo de DJ Valentine et également membre du groupe familial les NC Five à la batterie).
Après une sorte de filage sur plusieurs dates dans presque tous les bars de leur ville natale, ces p’tits gars biberonnés au rock’n’roll se mesurent enfin à l’épreuve de l’enregistrement en sortant un premier EP quatre titres chez le label nantais Mosta.
Petits frères du groupe The Dynamite Shakers, ils ont réussi la filiation parfaite qui symbolise le son de la nouvelle génération, à savoir une musique à la fois légère et rugueuse mais aussi très mélodieuse, avec de purs sons garage. Ils font leurs premiers pas dans le monde musical nantais avec un solide réseau de fans adolescents issus des lycées de la cité des Ducs.
Le 45 Tours est né sous les meilleurs auspices car il aurait été enregistré dans le quartier général des Royal Premiers avec Cina aux manettes et au parfait mastering, Il faut dire que le skeud sonne du feu de dieu. Côté pochette on croirait qu’ils font un remake destroy de la Guerre des boutons même s’ils ont passé l’âge.
Le premier titre est une allusion quasi-cougaresque (“20th Century Girl, I wanna be your man”). Musicalement c’est solide, le clavier émérite Félix amène la petite touche sixties, Sacha chante l’amour avec brio, Dorian fait vrombir sa basse formidablement, les chœurs d’Amandine sont très réussis.
Dans Back to Me (chanson de rupture ?) la ligne de basse de l’intro est pompée sur les Dynamite Shakers, mais très bien réalisée. Nolan nous embarque dans un son garage New Yorkais ce qui ne déplairait pas à Nikolai Fraiture (batteur des Strokes) tellement la rythmique est carrée, le son de la grosse caisse puissante.
Bunker, seul titre en français, est une reprise d’un obscur groupe suisse de 1979 (Technycolor) qui parle de guerre nucléaire, de Wagner, de l’oncle Adolf, de punks sales et vulgaires. Ils ont laissé le style punk de côté la reprenant à leur sauce.
Le dernier titre Judgement, un petit bijou de garage revival sixties, sonne comme un tube déjà entendu à la radio. Ce morceau est sans conteste le sommet de l’album.
Ce premier EP, blanc et numéroté aux accents Stroksiens ravira les amateurs de rock mâtiné de garage et de rock indie, les fans de rock plus hirsute pourront aller se rhabiller. Le nouveau boys band du rock’n’roll va bientôt écumer les routes françaises fin octobre, l’occasion de se procurer la précieuse galette. Ces sympathiques lycéens passionnés et ultra productifs méritent bien nos encouragements chaleureux et sincères.
Chronique: Frédéric Quennec et Nicolas Quennec.
A écouter sur le bandcamp du groupe:
